
Note pour “Spartatouille” : 0/10
Note pour “Bons baisers de Bruges” : 0/10
SPARTATOUILLE :
L’équipe à qui l’ont doit “Big Movie” et “Sexy Movie” nous revient en décidant cette fois de s’attaquer tout spécialement à “300″… très mauvaise idée dès le départ, qui s’annonce encore plus mauvaise à l’arrivée.
Il y a tellement de choses parodiées qu’il en devient presque impossible de faire une liste. Mais bon, la voici : 300, Shrek, Brad et Angelina, James Bond, Britney Spears qui se rase le crâne, American Idol, Ugly Betty, America’s next top model, Paris Hilton, Desperate Housewives, Borat, Spider-Man 3, Ghost Rider, Rocky Balboa, GTA 3, Transformers. En faisant dans la surenchère, le film vient encore une fois se planter.
Pourquoi ? Tout simplement parce que l’histoire devient brouillon, et qu’on ne comprend plus rien, voire même qu’on ne pige pas pourquoi telle scène existe puisqu’elle n’a aucun besoin d’être dans l’histoire (et là, c’est le cas de 90% des parodies d’autres films que de “300″.). Ils auraient dû faire comme “Super-héros Movie”, qui s’est contenté de parodier un seul film, et qui du coup était une excellente comédie. Mais non, ces deux anciens scénaristes de “Scary Movie” ne savent pas faire de produit original, ils ne savent que parodier à base de pipi-caca (parce que c’est un thème récurrent dans tous leurs films, “Spartatouille” n’y fait pas exception).
Les seules scènes qui m’ont fait rire sont celles où “300″ est comparé à un film gay, mais le prob, c’est que c’est un running gag, qu’ils l’utilisent sans arrêt, et qu’à la longue, ça n’est plus drôle du tout. L’ajout de Carmen Electra (encore….) et de Kevin Sorbo (qui n’a rien trouvé de mieux à faire depuis que la série “Hercule” est terminé) n’est pas du tout un plus. Au contraire, ils sont rendus si ridicules qu’on se demande vraiment s’ils ont signés pour autre chose que pour l’argent.
En conclusion, rien n’est sorti de bon de ces deux scénaristes/réalisateurs, ce n’est malheureusement pas encore aujourd’hui que ça va commencer. J’encourage même les gens qui veulent vraiment voir cette daube à ne pas payer une place de cinéma, mais plutôt à télécharger le film sur emule. Vous regretterez moins et vous aurez de l’argent pour aller voir “Hancock” par exemple.
BONS BAISERS DE BRUGES :
Parfois il faudrait se méfier et/ou tuer les équipes chargées des montages promo (car oui, ce n’est jamais le studio de production qui fait la bande-annonce, c’est confié à un studio tiers qui se base sur le synopsis, sans regarder le film, d’où des erreurs parfois). Et donc là une erreur, c’est une belle. Vendu comme une petite comédie, qu’en est-il réellement ?
Et bien c’est l’un des films les plus chiants de ces 8 dernières années. Parfait en cas d’insomnie, aussi soporifique qu’un épisode Derrick. Le tout emballé dans une histoire aussi fascinante que celle de “Bloody Mallory”. Vraiment de quoi tomber au plus bas. Tout tourne autour de deux tueurs à gages anglais qui, suite à une mission ratée (Ray devait tuer un prêtre et l’une des balles a tué un enfant qui venait se confesser), se retrouvent à Bruges en Belgique où il ne se passera… rien. Mais rien de rien, de tout le film.
Avec des musiques dépressives (en fait, le même et unique thème joué en boucle pendant les deux heures du film, de quoi vous rendre suicidaire. Il n’y a REELLEMENT qu’une seule musique de tout le film !), une absence totale de motivation chez les acteurs (en particulier chez Colin Farrell, dont on se demande bien si c’est une absence de motivation ou de talent, à force), et une histoire qui tient sur 30 minutes mais qui a été étirée si fort sur deux heures qu’on a peur qu’elle nous pète à la gueule… Y a TOUT pour avoir envie de fuir ce film.
Un petit truc positif ? La scène de la mort du prêtre (et par extension, de la mort du petit garçon) est magnifique. Mais ne dure qu’une minute. Donc même pas de quoi ajouter un point à la note. Pseudo-poétique, pseudo-dramatique, pseudo-intellectuel, le film n’est au final qu’une accumulation d’erreurs.
En conclusion, deux films sur deux à éviter, ça fait beaucoup pour une seule journée. Pour un premier film, ce réalisateur fait un très mauvais départ. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il saura se rattraper par la suite.